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Club lecture

Chaque 3° mardi du mois à Grâne 

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CR du club-lecture de Juin

  • CR Club lecture

Club lecture du 23 juin 2026 à Chabrillan

Cette dernière réunion avant les vacances commence à 13H par un repas partagé. Notre club au complet a le plaisir d’accueillir 2 invités :

Martine, lectrice savoyarde de passage dans la Drôme, nous fait l’honneur de s’intéresser à notre club.

Jean-Pierre, ancien membre de notre club, a la gentillesse de venir nous lire à haute voix des extraits d’un des deux auteurs du jour.

1ER auteur du jour : Antonio Lobo Antunes (1942-2026)

Issu de la grande bourgeoisie portugaise, António Lobo Antunesfait des études de médecine et se spécialise en psychiatrie. A partir de 1985, il se consacre exclusivement à l'écriture. Son expérience pendant la guerre d'Angola de 1971 à 1973, en tant que médecin, lui inspire directement ses trois premiers romans. Dans les suivants il fait une relecture du passé du Portugal, depuis l'époque des grandes découvertes jusqu'au processus révolutionnaire d'avril 1974, mettant en avant les tics, les tares et les défauts du peuple qui, au cours des siècles, furent occultés au nom d'une vision héroïque de son histoire.

Notre ami Jean-Pierre nous fait une belle lecture de 3 extraits du « livre des chroniques » et nous explique le style de Lobo Antunes que nous n’avions pas compris et qui nous avait déroutés au point de choisir un 2ème auteur (plus facile) pour cette réunion.

Jean-Pierre nous fait découvrir la technique créative appelée « Le flux de conscience » utilisée par Lobo Antunes mais aussi par d’autres auteurs parmi lesquels Beckett, James Joyce, Virginia Woolf. Il s’agit d’une technique narrative qui consiste à décrire de la façon la plus directe et la plus fluide possible tout ce qui surgit dans la tête de l’auteur lorsqu’il écrit : Images, impressions auditives ou tactiles, sensations physiques, ressentis, associations, enchaînements d’idées telles qu’elles se présentent. Sans jugement.

 L'univers familier est mêlé indistinctement au fantasme, au rêve ou à l'hallucinatoire[]. La syntaxe est souvent dénuée de points mais comporte plusieurs tirets et parenthèses[]. Les dialogues surgissent au milieu d'une phrase dont le lecteur ne sait plus exactement où elle a commencé et si, entre-temps, elle n'a pas changé de locuteur ou d'unité de lieu et de temps[].

De quoi décourager un lecteur non averti !

Nous avons lu (pas toujours jusqu’au bout) :

« Le retour des caravelles » sur le retour au Portugal des colons après l’indépendance de l’Angola. On éprouve après cette lecture difficile un sentiment de mort, de pourrissement, de décadence.

« La mort de Carlos Gardel » Un des romans les plus psychanalytiques de l'auteur, qui entrelace ici ses obsessions préférées : l'enfance, la maladie, la famille, Lisbonne, la mort. Difficile.

« Mémoire d’éléphant » Le personnage principal est un médecin psychiatre comme l’auteur. A Lisbonne, au fil d'une journée de naufrage et de révolte morale, un jeune psychiatre exorcise ses démons : la blessure d'un amour perdu, la hantise de ses souvenirs de guerre en Angola, sa conscience exacerbée de mener une existence vide et de servir une institution dont il condamne le rationalisme forcené. 

2ème auteur du jour : Khaled Hosseini

Khaled Hosseini , né le 4 mars 1965 à Kaboul, est un écrivain américain d'origine afghane, installé en Californie. Fils d'un diplomate et d'une professeur Khaled Hosseini suit les affectations de sa famille, d'abord en Iran (1970), revient à Kaboul en 1973, puis à Paris en 1976 où son père occupe une fonction diplomatique à l'ambassade d'Afghanistan (Khaled Hosseini effectue sa 6e, sa 5e et sa 4e dans un collège de Courbevoie ; il parle depuis couramment le français). En 1980, plutôt que de retourner dans leur pays d'origine, occupé depuis 1979 par les Soviétiques, les Hosseini obtiennent l'asile aux États-Unis]. Après des études de médecine, il exerce cette profession en Californie. (Les 2 auteurs du jour sont médecins).

 Il a obtenu un succès littéraire en 2003 grâce à son premier roman, écrit en anglais, The Kite Runner, en français, Les Cerfs-volants de Kaboul, devenu culte aux États-Unis et dans de nombreux autres pays où il est déjà traduit en douze autres langues (en Italie, il en est déjà à 33e édition depuis 2004.

Notre club est unanime pour trouver son style simple, facile à lire, et ses récits captivants mais un peu trop intimistes. La charge émotionnelle est parfois excessive au détriment d’une analyse géopolitique et sociale des bouleversements survenus en Afghanistan depuis un demi-siècle. (Si vous voulez en savoir plus lire « Dans la maison d’un taliban » de la journaliste Elise Blanchard). On peut également s’interroger sur son silence sur la période d’occupation de l’Afghanistan par les USA.

Nous avons lu :

« Les cerfs-volants de Kaboul » Belle histoire de deux enfants qui commence dans les années 1970 quand le pays était encore paisible et que l’on retrouve 20 ans plus tard sous le joug des Talibans.

« Mille soleils splendides » Une amitié entre deux femmes mariées de force à un homme violent dans l’Afghanistan des Talibans. Du pathos en veux-tu en voilà ! mais c’est efficace.

Coups de cœur

 

 

"Un bref instant de splendeur" ("On Earth We’re Briefly Gorgeous") de Ocean Vuong

Poète, essayiste et romancier américain d’origine vietnamienne.Un texte autobiographique sous la forme d’une longue lettre d’un fils à sa mère. Le Washington Post l'a qualifié de meilleur ouvrage de l'année 2019. 

« La maison des rêves » Nora Hamadi. Journaliste, fille d’immigrés ayant grandi dans une cité HLM, elle porte un regard sur les « quartiers » très loin des clichés habituels.

« Ce qui fait le pont » Résultat d’un atelier d’écriture collective.

Enfin nous admirons le très bel album de photos de voyages réalisé par Monique d’Ersu.

Prochaine réunion : Mardi 22 septembre à Grane

                                       Auteur : Patrick WHITE

BONNES VACANCES !

Monique Djouadi

CR du club-lecture de Mai

  • CR Club lecture

Club lecture du 19/05/2026

2026 06 05 Club lectureL’auteur du jour : MAYLIS DE KERANGAL

Maylis de Kerangal passe son enfance au Havre. Son père est pilote de navire et son grand-père est capitaine au long cours. La mer joue un rôle important dans sa vie et son œuvre. Issue d'une famille catholique, elle étudie dans des établissements publics du Havre, au collège Raoul Dufy puis au lycée Porte-Océane[3].

Elle étudie en classe préparatoire au lycée Jeanne-d'Arc à Rouen et ensuite à Paris de 1985 à 1990 l'histoire, la philosophie et l'ethnologie.

Elle commence à travailler chez Gallimard jeunesse.

Mariée, elle est mère de quatre enfants. Elle vit à Paris.

 Maylis de Kerangal naît dans une famille où « la littérature a une place de choix ». Du côte paternel : « On lit beaucoup dans la Marine car il y a de l'ennui sur les bateaux ». Du côté maternel : « Ma mère a été longtemps bibliothécaire »

Elle a reçu une dizaine de prix littéraires. Pourtant nous n‘avons pas été emballés par ses romans. Ils sont très bien documentés mais cela ne suffit pas à faire un bon roman. Beaucoup de digressions inutiles (passe du coq à l’âne), trop de personnages dont la psychologie n’est pas définie.

Nous avons lu :

« Réparer les vivants » Sans doute son meilleur roman. On apprend beaucoup sur les greffes d’organes. Bonne description des difficultés psychologiques des personnes en attente de greffe.

« Tangente vers l’est » Une rencontre improbable le long des rails du Transsibérien entre une française et un appelé russe qui souhaite échapper au service militaire. Très bien (L’auteure a pris le transsibérien).

« Naissance d’un pont » Un maire mégalomane fait construire un pont gigantesque. Bien documenté, instructif mais beaucoup trop de personnages.

« Un monde à portée de main » Sujet original, très bien documenté, nous pénétrons dans l’univers des peintres de décors, de trompe l’œil, d’imitations. La mise en abyme du personnage qui s’identifie à ce qu’il peint est très réussie.

« A ce stade de la nuit » C’est l’histoire d’une prise de conscience progressive au cours d’une nuit d’insomnie de la fin prochaine de notre mode de vie indifférent à la souffrance du monde.

« Canoës » 7 nouvelles sur le thème de la voix. On n’a pas vraiment aimé.

Coups de cœur

Nous reparlons de Ian Manook et Adèle Ion appréciés par d’autres membres de notre club.

« Aqua » Gaspard koenig Sur fond de crise de l’eau, Aqua met en scène de manière réaliste et documentée une communauté rurale prise dans des contradictions contemporaines.

« Ces soirs rangés dans mon tiroir » Han Kang L’œuvre poétique de Han Kang nous invite à découvrir un nouvel aspect de l’imaginaire de la grande écrivaine coréenne – en écho avec son travail narratif dont nous avons déjà parlé (La végétarienne).

« Et la joie de vivre » Gisèle Pélicot Intéressant car il va plus loin que ce que nous ont appris les médias.

« 4 jours sans ma mère » Ramses Kéfi Dans ce premier roman plein de verve et de sensibilité, Ramsès Kefi compose une fresque intime et sociale, où le quartier ouvrier de la Caverne est à lui seul un personnage (un peu trop beau).

« Le secret du mari » Liane Moriarty Une femme trouve une lettre de son mari à lire après sa mort. Intéressant sur les relations entre femmes. L’auteure étant  australienne, on peut l’ajouter ou la substituer à la lecture de « L’arbre de l’homme » de Patrick White.

« L’ordre du jour » Eric Vuillard dont nous avons déjà parlé.

Lire ou relire « Chroniques japonaises » et « L’usage du monde » de Nicolas Bouvier avant d’aller voir l’exposition qui se tient actuellement à Montélimar sur cet écrivain photographe et voyageur.

« Les murs de la ville crient et chaque lettre est une flamme » Chloé Delaume de très beaux poèmes par cette autrice féministe.

« SCUM manifesto » Valérie Solanas Elle propose, pour libérer les femmes, de tuer tous les hommes ! A ne surtout pas lire au premier degré !

Prochaine réunion : Le 23 juin à 13H à CHABRILLAN pour notre traditionnel pique- nique dans le jardin avant de parler de Khaled Hosseini et Antonio Lobo Antunes

CR du club-lecture d'avril

Club lecture du 21/04/2026

L’auteur du jour : Olivier Norek

Né en 1975 à Toulouse, Olivier Norek est un écrivain et scénariste français, ancien capitaine de police judiciaire en Seine-Saint-Denis. Il est le petit-fils d'Herbert Norek, un « migrant silésien devenu citoyen français » Son père, Claude Norek, est un haut fonctionnaire qui a été directeur général de Radio France de 1999 à 2004 Sa mère est directrice d'école. Il vit actuellement à Pantin en Seine-Saint-Denis, département où se situe l'intrigue de plusieurs de ses livres.

Ses romans, principalement des romans policiers, abordent des thèmes politiques et sociaux engagés : sort des migrants de la « jungle de Calais », écoterrorisme. Il est notamment l'auteur de la tétralogie Victor Coste.

Puis il passe au roman historique avec  Les Guerriers de l'hiver sur Simo Häyhä, tireur d'élite finlandais pendant la Seconde Guerre mondiale, Olivier Norek remporte le Prix Jean Giono 2024 et le Prix Renaudot des Lycéens 2024.

 Il est venu au café bibliothèque de CHABRILLAN en 2017

Nous avons trouvé ses romans faciles à lire, bien écrits mais notre enthousiasme de départ c’est refroidi au fur et à mesure de nos échanges et de notre prise de conscience que l’auteur semble se complaire dans la description des scènes de violence et éprouver le l’empathie et peut être même de l’admiration pour ses personnages les plus violents.

Nous avons lu :

une trilogie de polars nerveux, musclés, magnifiques, à l'intrigue ciselée comme un diamant « Code 93 », « Territoires », « Surtensions »

« Dans les brumes de capelans » Un excellent polar ! intrigue complexe, belle analyse des personnages.

« Impact » Un polar écologique à la gloire de la violence écologique ?

« Les guerriers de l’hiver » Ce roman n’est pas un polar, il raconte la tentative d’invasion de la Finlande par Staline pendant l’hiver 39-45. Cet épisode méconnu de la dernière guerre est très bien documenté (le froid, la mort, la résistance héroïque des Finlandais) on s’y croirait ! Mais que de violence !

Coups de cœur

« Mon vrai nom est Elisabeth » Adèle Ion nous raconte l’histoire de son arrière- grand-mère internée dans les années 1950. un premier livre poignant à la lisière de différents genres : l'enquête familiale, le récit de soi, le road-trip, l'essai. À travers la voix de la narratrice, les archives et les entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l'hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d'une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets. Très bien malgré les longueurs.

« Ainsi résonne l’écho infini des montagnes » Khaled Hosseini le conteur nous emmène dans un voyage bouleversant, une flamboyante épopée à travers les grands drames de l'Histoire. Né à Kaboul, l’auteur vit en exil aux USA, il est l’auteur « Des cerfs-volants de Kaboul » et de « Mille soleils splendides »

« Les maîtres, traditions et symboles des bâtisseurs de cathédrales » Jean-Michel Mathonière. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la construction des cathédrales sans avoir osé le demander avec en plus de belles illustrations.

« La gouvernante suédoise » Marie Sizun Dans ce récit maîtrisé et romanesque, Marie Sizun brosse le portrait tout en nuances de ses ancêtres franco-suédois.

« A Islande » Ian Manook. Sur les dures conditions de vie des marins pêcheurs de morue. Lire aussi sur le même sujet « Le grand marin » de Catherine Poulain dans lequel une femme embarque comme simple matelot sur un bateau de pêche en Alaska. Elle est la seule femme à bord.

La soirée s’est terminée par la dégustation des célèbres et délicieuses asperges de Mado !

MARDI 19 MAI à Grane autrice Maylis de Kerangal

MARDI 23 JUIN pique-nique (lieu à déterminer) 2 auteurs Antonio Lobo Antunes pour le plus courageux (ses) sinon vous pouvez vous contenter de Khaled Hosseini.

Bonne lecture 

Monique Djouadi

CR du club-lecture du 17 mars

CLUB LECTURE DU 17/03/2026

8 présents, 1 excusée : Blandine

L’auteur du jour : Boualem Sansal

Boualem sansal

Cet auteur algérien récemment libéré de prison par son pays maintenant exilé en France est un personnage complexe. Farouchement opposé à l’islamisme, il n’hésite pas à se rendre en Israel, à écrire dans un journal français d’extrême droite. Son style est cru parfois limite vulgaire ou maladroit. Son regard est sans bienveillance et même méprisant. Enfin la construction de ses romans n’est pas évidente pour le lecteur. Il part dans toutes les directions et n’est pas facile à suivre.

Nous avons lu :

« Le village de l’allemand » Un algérien découvre que son père d’origine allemande est un ancien nazi venu se cacher en Algérie après la guerre. Il semble que ce soit le meilleur de ceux que nous avons lu. La problématique développée est : sommes-nous responsables des actes de nos parents.

« Le train d’Erlingen » Les habitants de cette ville allemande attendent un train qui doit les sauver on ne sait pas trop de quoi (des islamistes ?). Confus. Pas de nuances. Est-ce un roman de science-fiction ?

« Vivre » Dystopie. La terre doit disparaitre dans 780 jours. Certains humains peuvent être sauvés par un vaisseau spatial extraterrestre. Comment les choisir ? On ne sait pas car les 2 lectrices de notre club qui ont commencé ce livre ont abandonné avant la fin !

« Harraga » Un harrag est un migrant clandestin qui traverse la Méditerranée depuis le Maghreb ou la Libye vers l'Europe. Le terme vient de l'arabe et signifie "brûler les papiers". A travers son personnage (une femme qui vit seule à Alger) l’auteur déverse son ironie caustique sur cette ville islamisée.

« 2084 » Dystopie calquée sur 1984 mais ici la dictature est religieuse. Il développe l’idée intéressante que les dictatures religieuses ne demandent pas au peuple de croire en Dieu mais de se comporter en bigots pour montrer leur soumission au pouvoir L’histoire nous est racontée par un narrateur non identifié. On voit cela d’en haut, on ne rentre pas dans l’histoire. On ne s’identifie pas au personnage principal.

« Le serment des barbares » Roman policier prétexte pour dénoncer la corruption en Algérie. Intérêt documentaire.

Coups de cœur

« L’étranger » de Camus que l’on ne présente plus !

Lire aussi « Meursault, contre-enquête » l’excellent roman de Kamel Daoud qui reprend l’histoire de l’étranger du point de vue de l’arabe assassiné.

« Attaquer la terre et le soleil » Mathieu Belezi. Chronique des années 1840-1860 de colonisation française en Algérie, entre petits colons paysans lorrains, militaires, et paysans algériens expropriés.

« La ville et les chiens » et « La fête au bouc » Mario Vargas Llosa

Lire aussi Antonio Lobo Antunes écrivain portugais qui vient de décéder le 5 mars 2026.

Comme à chaque réunion nous terminons la soirée par un délicieux repas partagé.

(Je salue le courage de Lysiane qui est venue à cette réunion après une journée complète de randonnée en montagne)Prochaines réunions :

MARDI 21 AVRIL à Chabrillan auteur Olivier Norek

MARDI 19 MAI à Grane autrice Maylis de Kerangal

MARDI 23 JUIN pique-nique (lieu à déterminer) auteur Antonio Lobo Antunes

Bonne lecture

Monique Djouadi

CR du club-lecture du 24 février

CLUB LECTURE DU 24/02/2026

L’auteur du jour : Laurent Mauvignier

Laurent Mauvignier, né le 6 juillet 1967 à Tours, est un écrivain français. Il obtient le prix Goncourt 2025 pour son roman La Maison vide publié aux Éditions de Minuit.IL a obtenu de nombreux prix.

Laurent Mauvignier vient d'une famille ouvrière de cinq enfants installée à Descartes en Touraine[1]. À l'âge de dix-sept ans, il entre à l'École des Beaux-Arts de Tours dont il sort diplômé en arts plastiques en 1991. Laurent Mauvignier publie son premier roman Loin d'eux en 1999 aux éditions de Minuit.

Nous avons apprécié la qualité de son écriture, la minutie avec laquelle il décrit la complexité de la psychologie des personnages, les détails des descriptions de lieux ou d’objets mais nous avons aussi été agacés par la longueur excessive de ces descriptions qui font perdre le fil de l’histoire et donnent envie de sauter des pages. Le critique de télérama en parle mieux que moi lorsqu’il dit : «…frappait par son style déferlant, ses phrases longues et noueuses, son art de l'apnée vorace[3]. »  

Toutefois nous avons été 8 sur 9 à lire ses romans jusqu’au bout !

Nous avons lu :

« La maison vide » Histoire romancée de sa famille sur 4 générations. Le poids du silence, de l’hypocrisie, des convenances de la domination masculine qui oblige les individus (surtout les femmes) à se conformer à un destin non choisi.

« continuer » Un roman qui donne à réfléchir sur le monde actuel et fait naître le désir de prendre sac à dos et chaussures de randonnée et de partir à l'aventure en quête de grands espaces !

 « Dans la foule » roman autour du drame du Heysel survenu en Belgique en 1985. Difficile à suivre, trop de personnages.

« Histoire de la nuit » C’est un polar……..de 600 pages !

« Apprendre à finir » Longue, très longue plainte d’une femme trompée par son mari.

« Loin d’eux » Le poids du silence ! Comment dire le silence en littérature ?
Comment exprimer cette impossibilité à parler qui tue plus sûrement qu'une arme ?

Coups de cœur

« La sauvagière » Corinne Morel Darleux
La Sauvagière est une fable onirique qui nous invite à repenser le lien qui nous unit au monde, loin des constructions et des contingences modernes.

« James » Percival Everett

Roman d’aventure plein d’humour. En offrant une voix nouvelle et puissante à Jim, l'esclave devenu James, Percival Everett propose une revisite intelligente du chef-d'oeuvre de Mark Twain, « Les Aventures de Huckleberry Finn ».

« Le crépuscule des hommes » Alfred de Montesquiou

Les coulisses du procès de NUREMBERG suivi par les plus grands journalistes de l’époque.

« triste tigre » Neige Sinno que nous avons déjà recommandé.

« Liv Maria » Julia kerninon

Pour finir des nouvelles de notre auteur Australien

LU PAR ALINE

EN COURS DE LECTURE PAR DANIELLE

Prochaines réunions : Mardi 17 mars à Grane. Auteur BOUALEM SANSAL

                                        Mardi 14 avril à Chabrillan. Auteur OLIVIER NOREK

Bonne lecture.

Monique Djouadi

  1. Compte-rendu club de lecture du 20 janvier 2026
  2. Compte-rendu club de lecture du 16 décembre 2025
  3. Compte-rendu club de lecture du 20 novembre 2025
  4. CLUB LECTURE DU 19 septembre 2025 à GRANE
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